S’extraire de la vase.

Malgré la suspension du tribunal administratif, MACS annonce la reprise du dragage grâce à un bricolage interne avec la préfecture. Le communiqué de la SEPANSO explique les détails. La reprise du chantier est donc illégale.
Si les élus de la république ne respectent pas la loi, le préfet pourrait demander aux forces de l’ordre de les y contraindre. Mais si le préfet se rend complice de cette entrave à la loi, alors qui la fera respecter ? La population ? Et si la population s’interposait au nom de la loi et du jugement rendu par le tribunal, que ferait le préfet ? Il n’est pas inutile de préciser que le secrétaire général de la préfecture des Landes est Yves Mathis, lui qui fut responsable du maintien de l’ordre à la préfecture du Tarn lors de la mort de Rémy Fraysse à Sivens.
Ce qu’il se passe ici n’a plus rien à voir avec la gestion de l’écosystème du lac d’Hossegor. L’eau du lac est souillée du fiel des insultes, des agressions, de la petite haine ordinaire déversée par une frange des citoyens landais sur les réseaux sociaux de leurs élus, entretenue par eux.
Ils pourront s’en prendre aux « aigris, aux ayatollahs, aux gens amers et biaisés aux motifs inavouables comme le dit élégamment le grand écrivain Hugo Verlomme, à ces fils de pute d’écolos« , brûler leurs maisons, ça ne fera pas disparaître la réalité qu’expriment et défendent les « écolos » calmement, clairement, solennellement, dignement.
Autres lieux, mêmes méthodes. Nous ne sommes pas attachés aux dragueuses de Vinci et nous ne donnerons pas l’occasion aux barbouzes de la république de mettre en pratique cette violence. Nous sommes attachés à une vérité dont personne ne parviendra à nous arracher : Oui, le respect de la vie et des équilibres naturels est le seul horizon vivable pour l’humanité.

Il est probable que Vinci ne parvienne pas à décontaminer toute cette vase.
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Le projet de golf de Tosse, classé GPI2 par le journal le Monde, est abandonné.

Communiqué de presse du 17 janvier 2019

Fortinon-golf-10-1-19 Ce qui a commencé par des mensonges (la Rider Cup se déroulera dans les Landes) devait se finir par des mensonges. Lors de ses voeux, Mr Fortinon, Président du Conseil Départemental des Landes, a déclaré attendre les recommandations de l’autorité compétente en matière d’impact environnemental. Ces recommandations sont connues en partie depuis le 23 Novembre 2018, à savoir l’avis défavorable du Conseil National de la Protection de la Nature instance du Ministère de la Transition écologique et solidaire. L’avis de l’Autorité Environnementale devrait suivre.

Tous les acteurs bien informés, potentiels investisseurs compris, le savent et sont avertis que le projet de golf de Tosse est abandonné en coulisse depuis un mois.

Il ne sera donc pas utile, ultime mensonge, d’associer la population à une décision prise encore une fois sans elle. Les landais ont dit depuis longtemps ce que confirme aujourd’hui « l’autorité compétente ».

Un complexe golfique et immobilier de cette ampleur sur le bassin versant d’un site d’exception comme celui de l’étang blanc est tout simplement absurde.

Le coût pour la collectivité est estimé à 2 Millions d’euros.
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Lettre ouverte à Monsieur Le Président de MACS

Main tendue ou simple procédé de communication ?

Monsieur Le Président de MACS,
Cher Pierre,
Cher Christophe,

Puisque vous semblez ignorer jusqu’à notre présence, alors nous vous écrivons publiquement. Pourquoi refusez-vous la présence du collectif citoyen nouTous pour un « temps d’échange » avec les associations ? Alors même que nous avons publiquement réclamé de façon claire, calme et amicale la tenue d’une concertation ? Pourquoi refusez-vous de nous tendre la main ?

La seule manière d’évacuer une parole gênante, fût-elle celle de milliers de citoyens, serait donc de la nier ?

Cette parole née de l’indignation de la population, s’est matérialisée par la signature de leur main de près de 20 000 signataires de pétitions et courriels, en toute connaissance de la portée et des informations du dossier (dont environ 7560 contre l’épandage sur la plage de Santocha, 3730 participations à l’enquête publique; 2000 demandes de concertation depuis une semaine), par la tenue de deux petites manifestations très pacifiques et pédagogiques.

Cette parole, nous la portons, en tant que collectif citoyen de la manière la plus détachée des partis et des personnes en présence, et répétons à l’envie qu’elle ne se veut l’adversaire de personne. Ceux qui veulent la recevoir peuvent s’en servir comme d’une alliée. Cette parole est pourtant une parole éminemment politique. Elle dit ceci : A l’époque que nous vivons, la gestion d’un milieu d’exception comme le lac d’Hossegor ne peut être qu’environnementale. Qu’ils soient restaurateurs, baigneurs, ostréiculteurs, voileux, petits ou grands, tous les utilisateurs du lac seront bénéficiaires d’un écosystème naturel, stable et sain. Ce n’est pas à la nature à s’adapter aux exigences des uns ou des autres, mais bien à tous de la respecter. Car ce lac, pour artificiel qu’on le prétende est une nature, a une nature, est la nature, notre nature.
Voilà pourquoi le projet pensé d’abord comme une opportunité financière, un moyen d’extraire du sable pour renflouer une plage, ne peut être qu’un échec. Voilà pourquoi il doit être arrêté pour laisser place à une réflexion écologique.

Les propriétaires d’Hossegor représentent les intérêts particuliers des riverains du lac. Certes, mais pourquoi refuser les représentants d’une voix importante de la population dès lors qu’il s’agit d’intérêt général ?
Les associations environnementales historiques, mandatées par l’État, mettent bénévolement des compétences au service du bien commun. Si nous faisons front commun avec elles depuis le début, ce n’est pas parce que nous sommes d’accord avec leur point de vue. C’est bien parce qu’elles ont accepté de porter ici, comme souvent, l’intérêt général et les préoccupations majoritaires de la population pour la protection du bien commun. Et qu’elles ont de fait répondu à l’appel des citoyens que nous représentons et que vous refusez de rencontrer.

S’il y a des ayatollahs comme il vous plaît de le clamer, des personnes aveuglées par des croyances d’un autre siècle, ce ne peuvent être, à l’époque que nous vivons, ceux qui défendent les milieux humides, les écosystèmes, et demandent seulement que soient préservés les espaces rares de notre patrimoine pour ce qu’ils sont : des écosystèmes fragiles dont dépend la survie de l’humanité.

Le préalable d’une concertation est de déclarer être prêt à remettre en cause son avis et son projet, dès lors qu’il s’affronte à la population et qu’il est discrédité par le Tribunal Administratif.

Nous sommes, en tant que collectif de citoyens, les premiers à même de trouver un lieu de médiation à un problème entre les associations et leurs représentants, problème dont nous assumons volontiers, au nom de la population, la paternité. Les conditions d’une concertation, nous l’avons dit et répété à l’unisson des associations environnementales, sont l’arrêt définitif de ce chantier pour l’ouverture d’une réflexion sur la base d’une gestion écologique du lac. Nous ne doutons pas alors que les bureaux d’études et les services de l’État trouvent, avec les experts des associations environnementales, des solutions simples aux problèmes de gestion du sable et des pollutions.
C’est un bien beau cadeau que vous feriez aux dizaines de personnes qui ont travaillé sur ce dossier, elles qui en sont arrivées à devoir compenser des plages de sable blond grouillant de vie et où reposent l’hiver des milliers d’oiseaux,… par deux vieux pontons cachés au fond du lac !

Car oui, en disant qu’un milieu comme la lac d’Hossegor doit être envisagé d’abord du point de vue environnemental, nous portons la voix, positive s’il en est, de la majorité de la population. Celle que vous refusez apparemment d’entendre sans en donner la moindre raison.

Main tendue ou simple procédé de communication ?

Nous restons bien sûr à votre disposition et vous prions, dans l’attente, d’accepter nos plus sincères et cordiales salutations.


Didier Tousis
0699517907
porte parole
Collectif citoyen nouTous
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Vivre la décroissance, ici et maintenant

Oui, nous sommes tous des gilets jaunes. La paupérisation de millions de personnes face à l’accumulation des richesses des autres est insupportable pour tous.

Mai 68 ? Révolution ? Espoir ou désespoir ? Pour légitime qu’elle soit, la révolte des gilets jaunes n’en demeure pas moins une réaction. La réaction de survie de millions de personnes qui ont compris qu’ils faisaient définitivement partie des sacrifiés. Car petit à petit, information après information, témoignage après témoignage, se matérialise l’invraisemblable réalité : la fin du monde pourrait bien avoir lieu. Comment sortir du sarcasme, du refus, comment émerger de toutes les sortes de déni que nous avons décrit, comment réagir à une telle nouvelle ? En plus d’un sentiment profond d’injustice face à une situation vécue, le mouvement des gilets jaunes matérialise dans la colère, la peur, l’indignation, la tristesse, la prise de conscience douloureuse de toute une population.

Malheureusement, aucune revendication politique adressée à un pouvoir local, national, européen ou global n’a de sens dans le contexte actuel d’une phase finale du capitalisme mondial, pas plus celle des marcheurs pour le climat que celle des gilets jaunes. Au contraire, elles abondent au moulin de la confusion et de l’indistinction que nous avons déjà observées et analysées sur notre territoire. Certes, ce constat est difficile à admettre.

Du coup, chacun y va de son commentaire, de son analyse, de sa petite tentative de récupération, chacun utilise son petit réseau ou son petit pouvoir pour mêler sa voix au concert inaudible de la prise de conscience collective qui murmure à notre oreille : Non, rien ne sera plus jamais comme avant.

Alors que faire ?
Nous refusons le rôle de commentateur, de juge des élégances. Nous tentons d’extraire de tout ce fatras une réalité utile à agir et à être, maintenant, sans état d’âme.

L’horizon de la transition écologique, de la croissance verte, du « développement-durable.gouv.fr », est celui de la perpétuation du système, celui d’une course éperdue vers un transhumaniste technologique guidé par l’intérêt supérieur de l’argent ; l’humanité entre les mains du professeur foldingue.

Le seul avenir vivable, qui corresponde à des valeurs humaines et éthiques supportables est celui de la décroissance, il faut nommer un chat, un chat. C’est une rupture : Non pas l’accumulation mais le partage, non pas l’expansion mais la retenue, non pas l’avoir mais l’être. De cet avenir à bâtir, nous savons seulement qu’il implique pour chacun une autre manière d’être au monde, celle défendue par les philosophes de l’épicurisme depuis des siècles.

Nos actes, nos révoltes, nos revendications, nos indignations, nos combats, nos amitiés, nos solidarités, en rouge, en jaune, en noir ou en vert, ne peuvent plus s’inscrire que dans l’une ou l’autre de ces perspectives.
Le prochain « Landemains » devait être consacré aux solutions contre « la fin du monde ». Mais tout est prétentieux, tout est vain tant que ce n’est que parole ; même les déclarations d’amour.
Les gilets jaunes sont le phénomène exemplaire d’une révolution qui agira en profondeur sur notre manière d’être ensemble et notre manière d’être au monde. Cette révolution n’est pas une utopie ni un horizon lointain. C’est déjà une réalité à vivre ensemble ici, dans les Landes.

Vivre la décroissance, c’est préserver ensemble ce qu’il reste de nature autour de nous, restaurer la biodiversité où elle peut l’être, défendre et partager l’identité de notre territoire et celle de ceux qui ont construit son paysage et sa culture, partager ensemble une agriculture proche et saine, bâtir les solidarités nouvelles pour défendre nos valeurs, nos créations et nos dignités, expérimenter l’amitié, la loyauté et le partage comme moteur de croissance du bien commun.
Ce chemin, personne ne sait où il mène; mais chacun sait en son for intérieur à qui et à quoi il s’oppose, et de quel matériau humain il se construit.

Le tribunal administratif de Pau vient de donner raison aux opposants en suspendant l’arrêté préfectoral. Le chantier de dragage du lac d’Hossegor est donc stoppé suite à la requête de la SEPANSO soutenue par les Amis de la Terre.

Ce que nous apprend une fois de plus cette victoire fondamentale, c’est qu’il est utile maintenant plus que jamais de se battre pour la préservation des espaces et la gestion écologique des sites et des écosystèmes contre ceux qui n’en voient que l’avantage économique immédiat.
Ce que nous montre le mouvement des gilets jaunes, c’est l’exemple de la solidarité, c’est la force de l’acte. Au lieu de 30 pages de théories, de critiques et d’analyses, nous vous proposons donc une invitation concrète :

Le journal « Landemains » de 2019 est à la disposition de tous ceux qui voudront donner corps à cette idée de vivre ici et maintenant la révolution de la décroissance, idée commune à tous nos corps. Ce « Landemains » sera un acte.

Nous le mettons à la disposition de tous. Il sera distribué dans tous les kiosques des Landes à plus de 3000 exemplaires. Il n’aura pour tout éditorial que le texte que vous venez de lire. Le reste sera, sans filtre ni censure, la juxtaposition de tous vos textes et déclarations utiles à bâtir le socle d’une révolution douce à vivre ensemble.


Merci de vos réponses, de vos contributions, de vos textes, de vos engagements. Ce journal est désormais le vôtre. Sinon, il ne sera pas.
« Nous sommes paumés au milieu de centaines d’aberrations, et tout cela conditionne nos résignations. » Dit Batlik dans l’une de ses chansons.
Nous avons à bâtir une amitié active, incarnée, efficace, une amitié qui conditionne nos déterminations.

Meilleurs vœux pour 2019.

Pour l’arrêt du chantier de dragage du lac d’Hossegor et l’ouverture d’une concertation :
Signez la pétition
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Lac d’Hossegor : Pour l’arrêt définitif du chantier et l’ouverture d’une vraie concertation

Communiqué de presse du 26 décembre 2018 : Pour l’arrêt définitif du chantier et l’ouverture d’une vraie concertation.

Signons en masse cette pétition chez Cyberacteurs.

La suspension du chantier de dragage du lac d’Hossegor, décision d’un tribunal administratif, donne lieu à un flot d’insultes et d’invectives de la part de ceux qui ont fait de « l’écolo » le bouc émissaire de la situation de crise environnementale globale dans laquelle nous sommes. C’est un ressort psychologique et sociologique malheureusement banal : Puisque nous avons un problème à notre nature, il faut que ses défenseurs en soient les responsables. Le maire d’Hossegor lui-même s’en prend personnellement et nommément à des militants dans leur droit le plus strict. « les bobos écolos, ces fils de putes » comme on peut le lire dans les commentaires de son Facebook. (Voir aussi sur France bleu). Deux plaintes pour diffamation et incitation à la haine ont été déposées par la SEPANSO.

Face à ce déferlement de haine et de bêtise, nous devons nous porter solidaires des associations et des personnes qui représentent devant les tribunaux les intérêts de nombreuses associations et citoyens, la voix de la cause environnementale et l’intérêt du bien commun.

Signez et faites signez la pétition qui demande l’arrêt définitif du chantier et l’ouverture d’une concertation.
Citoyens, en ces temps difficiles, solidarité !

Merci
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Lac d’Hossegor – Dragage arrêté, lac sauvé.

Le tribunal de Pau a finalement suspendu l’arrêté préfectoral qui autorisait les travaux de dragage. Ceux-ci sont arrêtés jusqu’au jugement sur le fond qui doit être rendu dans 4 ou 5 mois. C’est à dire que le chantier ne se fera pas cette année, et que malgré nos avertissements et mises en garde, la MACS a préféré commencer avant l’avis du tribunal. Ce sont pas loin d’un million d’euros d’argent public qui partent en fumée.

Il faut prendre la juste mesure de ce qu’il se passe ici :

Une poignée de bénévoles agités par la seule protection de l’environnement, par la préservation d’espaces qui leur sont chers et par le sens de l’intérêt général a, une fois de plus, eu raison de la puissance publique, de l’obstination des élus, d’une gabegie d’études toutes faussées et orientées.

Car ces protecteurs de l’environnement ont inlassablement répété depuis trois ans, à la presse, au public et aux décideurs une seule et unique chose : on ne peut gérer un milieu naturel qu’avec un point de vue environnemental et écologique. Toutes les autres réflexions sont absurdes.
Et c’est bien contre ce fondement que s’est forgée l’unanimité de toute les classes politiques de droite et de gauche, relayées par le soutien ou par l’impossibilité d’expression de la cohorte des bureaucrates. C’est bien pour donner une leçon magistrale aux prétendus « écolos » qu’ils ont défendu contre l’évidence un projet de destruction du milieu pour des raisons économiques imaginaires. Puisque le monde a un problème écologique, il faut que l’écolo soit le bouc émissaire de cette tragédie. Proclamer « la restauration de la biodiversité » et demander des autorisations de destruction d’espèces protégées était le dernier degré supportable du greenwashing institutionnel qui prétend compenser la destruction d’un milieu par la mise en place de deux pontons flottants. Les mouettes rieuses en pleurent toujours.

Et donc le crime ne profite à personne ! C’est uniquement une question de principe, une démonstration de force.

C’est un homme seul, Jean Pierre Dufau, Conseiller Général et Député des Landes pendant près de 40 ans qui du haut de son invraisemblable prétention a cru imposer à tous cette vision cataclysmique d’une situation pourtant éminemment simple. Mais pour accepter une gestion du sable raisonnée, douce, respectueuse du milieu, il fallait être capable d’entendre la parole d’autrui, ou seulement trouver l’impossible humilité d’être en accord avec l’avis des associations environnementales.

C’est un seul homme, Henri Emmanuelli, président du Conseil Départemental durant 35 ans qui a plongé pendant 5 ans tout un département et une génération d’élus et de technocrates dans le bourbier d’un projet golf aussi absurde que celui de Tosse. Et c’est par obéissance et par haine pour la vérité environnementale que s’est installée cette invraisemblable débauche de moyens pour faire accepter l’inacceptable : Un golf pour milliardaires est écologique et social !!!

En effet la nature est ce qui entrave désormais et empêchera à tout jamais le plan de croissance infinie du capitalisme mondial. C’est du point de vue de nos élus une raison de déployer autant de haine et de mensonges vers des citoyens seulement désireux de prendre en compte la réalité et de défendre le point de vue de la nature partout où on entend la saccager.

Il est toujours temps de prendre pour le lac des décisions sages, respectueuses du milieu et 10 fois moins coûteuses. Mais il faudra pour cela que les décideurs acceptent la réalité de notre monde. Le combat pour la sauvegarde de la nature n’est pas fini; il commence. Et il est plus prégnant ici que nulle part ailleurs en France parce que les Landes sont un espace qui attire toutes les convoitises.

Ainsi, à l’heure où tout le monde parle de la question écologique, où l’on débat, où l’on défile, en vert et en jaune, les associatifs, les alternatifs de toutes sortes, les amoureux de la nature, devront désormais trouver un moyen pour sortir de la parole, de la réclamation, de l’incantation, par l’acte, et d’abord trouver ensemble un moyen efficace et visible d’exprimer leur solidarité envers ceux qui ont pendant trois ans travaillé comme des fous, seuls, dans l’ombre, pour sauvegarder le bien commun.

Il est temps d’agir, d’augmenter nos forces.
Nous ne défendons pas la nature. Nous sommes la nature qui se défend.
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Pas de vague artificielle : Ni à Castets ni ailleurs !

Communiqué de presse du 10 décembre 2018

C’est au cours de l’été 2018 que les habitants des Landes ont appris par voie de presse la préparation d’un projet de vague artificielle à Castets, porté par la société Wavelandes, en collaboration avec la mairie.
Cette annonce a fait suite à la médiatisation d’un projet équivalent à Lacanau. La perspective de reconnaissance du surf comme discipline olympique aux JO de Tokyo 2020 puis aux JO France 2024 aiguise les appétits d’investisseurs privés pour ce type de projet, basé sur la technologie de la société Wavegarden et déployé opérationnellement sur un seul site en Europe à ce jour, au Pays de Galles.
En 2015, un projet de vague artificielle a été abandonné dans le sud des Landes, notamment pour raison de non viabilité économique reconnue par le Département.
Plus récemment, un projet de même nature a été aussi abandonné à Lit et Mixe.

Ce nouveau projet n’a pour l’instant pas fait l’objet de réunion publique et très peu d’informations techniques sont mises à disposition du grand public, si ce n’est l’épisode marketing & médiatique de l’été qui a suivi la présentation à la presse.
Ce projet soulève pourtant de nombreuses questions d’ordre démocratique, écologique, technique et économique.

Pourquoi une réunion publique de présentation du projet n’a-t-elle pas été proposée ?
Pourquoi mettre en œuvre des moyens et subventions publiques (Région, Département, Communauté de Communes, Commune) financés par les impôts des citoyens pour un projet privé qui déploierait un bassin équivalent en surface d’une vingtaine de piscines olympiques… focalisé sur une niche commerciale : le surf payant sur vague artificielle pour usagers aisés, touristes sur l’autoroute des vacances et sportifs sponsorisés.
Rappel : la communauté de communes Côte Landes Nature ne dispose d’aucune piscine municipale, qui serait pourtant un service public bienvenu pour toutes les générations de ce territoire.

La décision du Conseil Municipal du 5 décembre 2018 de vendre le terrain au gestionnaire privé du projet illustre la méthode choisie.

Comment, à une époque où de très nombreux signaux d’alarme sont envoyés par la communauté internationale sur l’urgence climatique et l’effondrement en cours des système naturels, peut-on continuer à vouloir déployer de tels systèmes artificiels et énergivores ? Qui vont ici pomper inutilement la ressource naturelle en eau dont on sait bien la raréfaction en cours, partout sur la planète.
Comment les promoteurs de ce type de projet osent-ils le qualifier d’écologique ? Bétonner et plastifier 2,7 ha de lande pour un bassin à vagues est-ce écologique ?
Pourquoi dépenser tant d’énergie électrique pour entretenir le mouvement de ces vagues (900 vagues à l’heure) à l’heure de la sobriété énergétique érigée en priorité mondiale, à quelques kilomètres d’un océan qui offre de magnifiques vagues gratuitement ? Pâle imitation de la nature !

Au quotidien, les impacts techniques et financiers sur le pompage de l’eau municipale potable seront très importants : alimentation d’un bassin à vagues de 40000 m3 environ et globalement pour l’ensemble du site l’équivalent de 85% de la consommation annuelle de Castets.
Comment serait traitée l’eau du bassin ? En Octobre 2018, un jeune surfeur américain est mort des suites d’une méningo-encéphalite amibienne contractée sur la vague artificielle de Waco au Texas. La vague artificielle a été fermée pour une durée de 6 mois, le temps d’améliorer le système de traitement de l’eau. En France, l’ARS n’est pas règlementairement compétente pour surveiller la qualité d’eau des bases privées de loisirs. La responsabilité en incomberait au porteur privé du projet. Rassurant ? Non, plutôt un sérieux sujet de santé publique. La vidange annuelle du bassin se ferait par déversement aux alentours du site, pourtant adjacent à des zones Natura 2000.
Une enquête publique doit être a priori envisagée, en accord avec la loi sur l’eau.
La consommation électrique globale d’un tel projet représenterait l’équivalent de cinquante à cent maisons individuelles, avec là aussi utilisation d’énergie et de moyens de raccordement publics pour un projet privé contradictoire avec la politique d’économie d’énergie nationale.

On peut enfin se questionner sur le pari financier et économique du projet (cf. l’abandon des projets précédents).
Où va-t-on aller chercher le millier de surfeurs espérés chaque jour, 8 à 10 mois par an, pour amortir et rentabiliser un projet à 40 Millions d’euros initiaux et 8 millions d’euros de fonctionnement annuel ?
Combien de surfeurs landais ou de passage seraient-ils prêts à débourser régulièrement 50 à 70 euros pour quelques vagues calibrées par ordinateur ?
Comment va-t-on attirer le public dans un jardin artificiel et bruyant, encadré d’activités payantes, en bordure d’autoroute et de zone industrielle d’activités classées Seveso ?
L’étude environnementale évoque une atténuation par bruit blanc entre l’autoroute et le dispositif à vagues (?)

Ce projet est à l’opposé de l’image du tourisme nature défendue par la communauté des communes Côte Landes Nature.
Ce projet est à l’opposé de l’éthique surf défendue par la communauté surf des Landes.
A l’heure de l’urgence climatique et écologique, ce type de projet est anachronique et inconscient des enjeux environnementaux actuels, à Castets comme ailleurs.

Les collectifs et organisations signataires de ce communiqué organiseront une réunion publique à Castets sur ce projet en janvier prochain.

Signataires : Amis de La Terre, Born Interactif, Collectif C40R, Collectif Landes Urgence Climat et Environnement, Collectif des Surfers du Born, Collectif des Surfers Landais, NouTous, Sepanso
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nouTous, les gilets jaunes ?

NouTous, les bobos de la côte, sommes-nous des gilets jaunes ?
La sauvegarde de la nature est-elle compatible avec le droit au minimum de dignité pour vivre ? Est-ce le même combat ?

Ce qui dépasse les classes, ce sont les faits. Ce qui unit les gens, ce sont les actes.

nouTous avons bloqué le saumoduc, projet de spéculation du gaz destructeur du territoire, bloqué un projet de golf pour riches et autres potes à Macron, bloqué un centre commercial Auchan, empêché une vague artificielle payante avec l’argent des contribuables, combattu partout sur notre territoire les connivences des lobbies avec le pouvoir en place, la privatisation du bien commun au profit de quelques uns - forêt, océan, agriculture, tourisme…
Nous avons analysé, critiqué, dénoncé les collaborations, électorales et associatives, toute la petite sauce du greenwashing local, toutes les manipulations d’opinions du marketing vert.

Les gilets jaunes refusent la paupérisation du peuple, refusent que le peuple supporte les sacrifices d’une prétendue transition écologique, aberration dialectique de la croissance verte, du développement durable, qui n’est qu’une forme du déni de la réalité que l’humanité doit affronter.
Cette réalité s’appelle la décroissance. Elle n’est ni une option ni un choix politique, mais un avenir.
Le capitalisme vert, rouge ou noir se fonde sur l’accaparement, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, dans une perspective de surenchère et de soi-disant ”croissance économique” que certains osent encore nommer progrès. La paupérisation du peuple remplace aujourd’hui la croissance économique impossible pour que continue l’enrichissement de la classe supérieure.
Il faut mettre fin aux fantasmes. Concrètement, la décroissance ne peut s’opérer que par le partage, c’est à dire la prise en compte immédiate du plus pauvre, la priorité donnée à ceux qui ont le moins. Non pas seulement consommer et produire mieux mais consommer et produire moins, afin de restaurer la vraie place de l’homme dans la nature et la dignité de vivre pour tous.
Marcheurs pour le climat, associatifs, bénévoles, alternatifs, amoureux de la nature, de la justice, citoyens engagés et éclairés, militants, peuple des Landes, supporterons-nous longtemps le cynisme de pouvoirs publics qui construisent d’une main un golf pour riches, bétonnent la côte, détruisent les arrières dunes protégées, organisent la privatisation du bien commun et l’exode économique des populations modestes de la côte landaise ; et qui de l’autre, apothéose du cynisme, subventionnent la diffusion du dernier film de Cyril Dion « Après-demain »?

Jusqu’à quand supporterons-nous d’être complices de ces crimes ?

Sommes-nous des gilets jaunes ? Où se trouve le vrai combat ? C’est à chacun de voir. Le temps presse.
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Côte landaise : pillage des ressources et privatisation du bien commun

Le monde des bobos landais serait merveilleux si les fabuleuses huîtres d’Hossegor ne venaient pas de Bretagne, des Charentes ou d’ailleurs, si les ostréiculteurs ne devaient pas importer de l’eau saine de Biarritz ou de Dieu sait où pour alimenter leurs bassins de stockage. Bref, si le lac d’Hossegor n’était pas pourri.

Le monde des bobos landais serait merveilleux si le surf n’était devenu un tel enjeu économique qu’il suscite entre les pratiquants une véritable guerre et si, de fait, le bien commun n’était pas menacé par la pression d’écoles de surf venues de partout faire leur petit business sur la côte. N’a-t-on pas entendu Monsieur Froustey, Président de MACS, envisager d’étendre les zones de cours de surf vers « des endroits pas encore saturés »? S’agit-il d’autoriser des accès à travers la dune, vers les côtes sauvages, zones Natura 2000, etc. ?

Le monde des bobos landais serait merveilleux si les pêcheurs professionnels n’utilisaient pas des pratiques illégales aux yeux et au su de tout le monde, avec l’assentiment des services de la préfecture. Tous les filets , les bouées que l’on voit dans toutes les baïnes et que l’on peut parfois attraper à pied, sont interdits l’été à moins de 300 du rivage. (Voir l’article du 23 novembre dans le Sud-Ouest)

« L’arrêté N° 2006/38 du 26 juin 2006, portant interdiction de mouillage de filets de pêche dans la bande des 300 mètres du littoral des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, stipule que la pose et la présence de tout filet sont interdites du 1er juin au 30 septembre entre 08h00 et 20h00 le long de la côte du département des Landes et Pyrénées Atlantiques dans une zone comprise entre la limite des eaux à l’instant considéré et 300 mètres vers le large. »

Le monde serait merveilleux si le golfe de Gascogne, un des endroits les plus poissonneux de la planète, ne devenait pas peu à peu un désert halieutique. Des poissons omniprésents comme le turbot, la sole, ont pratiquement disparu de nos côtes. Et le législateur fait peser des contrôles, des amendes et des interdictions sur le pêcheur récréatif, qui attrape dans sa saison l’équivalent du 1/10 d’un seul coup de senne, alors qu’on ferme les yeux sur les pratiques destructrices de professionnels qui pillent la ressource.
Pourquoi a-t-on armé à Capbreton 2 chalutiers ? Parce qu’il y avait trop de poissons ? Le contrôle du nombre de bateaux et la provenance des poissons vendus en direct se fait-il avec la même rigueur que celui du respect de la distance des filets à la côte ?

Un pêcheur pro aujourd’hui est aussi un investisseur. Doit-on encourager l’investissement dans la destruction du milieu ?

Ce à quoi nous assistons, c’est à la privatisation de milieux naturels, privatisation du bien commun au profit de quelques uns qui ne respectent pas les réglementations, pratiquent la désinformation et le mensonge et mettent en péril les écosystèmes et les ressources.
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Protégeons nos enfants des parcs aquatiques !

Projet de parc aquatique au Vieux Port de Messanges.

Une vague artificielle derrière la dune, c’est débile. Mais un parc aquatique, c’est vraiment plus malin ?

Financièrement, chacun sait que le parc aquatique de Seignosse est en mauvaise posture depuis longtemps. Pourquoi alors en créer un à Messanges ? Il est probable que l’aspect commercial n’est pas la vocation première du projet. Qu’il marche ou pas, peu importe ! Il s’agit ici avant tout de profiter d’une opportunité pour rendre un terrain constructible, pour étendre un patrimoine, et peut-être même seulement de défiscaliser ( en investissant dans un projet quel qu’il soit plutôt que de rendre en impôts à la société le dû de bénéfices commerciaux). Réinvestir donc, capitaliser, en créant bien sûr des emplois… dans le tourisme de masse et le bétonnage de la côte.

Que le maire de Messanges accompagne ce type de projet ne surprendra que ceux qui ignorent sa volonté clairement exprimée de modifier la loi littoral afin de combler ses ”dents creuses” et celles de quelques millionnaires, opportunistes et autres investisseurs locaux. (Voir l’interview du Sud-Ouest du 5 juillet 2018 avec le maire de Messanges )
 
La société ”nature et loisirs » qui possède le complexe du camping du Vieux Port de Messanges et a dans la pratique et l’esprit quasiment privatisé à son intérêt une plage publique des landes, a-t-elle besoin d’un parc aquatique de plus ? Les landais en ont-ils besoin ? Ont-ils quelque chose à dire sur un projet privé,( ce projet nécessite entre les investisseurs et la mairie des « accords », un échange de terrains, un peu de cuisine interne).

Bien sûr que oui, ils ont leur mot à dire ! La nature, l’environnement, l’esthétisme, l’identité d’un territoire sont le bien de tous.

Quel est le message que passe la côte Landaise, la côte « nature », en détruisant les plages de sable fin du lac d’Hossegor où courent gratuitement chaque jour des centaines d’enfants et en construisant derrière la dune un nouveau parc aquatique, dispendieux en eau et en électricité ?
Est-ce le message d’une modernité touristique tendue vers un impératif de respect environnemental et une remise en question drastique du rapport à la nature ?
Le seul parc aquatique durable, vivable, n’est-il pas celui de l’océan, pourvu qu’il soit préservé de la pollution ? 

L’esthétique plastique, sonore, commerciale d’un parc aquatique, alors que la nature offre son immensité à deux pas est une agression désormais à notre intelligence et à celle de nos enfants. Les nouvelles découvertes sur le cerveau de l’enfant viennent confirmer les théories des pédagogies nouvelles d’il y a 100 ans : L’enfant a un esprit absorbant. C’est à dire que l’enfant s’imprègne, absorbe son milieu, langue, coutumes, environnement, rapports humains, esthétique etc. bien plus qu’il ne l’apprend. Non seulement nous n’avons pas besoin d’un parc aquatique, mais il est possible qu’il faille à terme en protéger nos enfants !

En matière de tourisme, au lieu d’une pseudo Californie, les Landes ont l’opportunité historique de devenir un des derniers paradis préservé où immerger nos enfants et les enfants du monde qui n’ont plus la chance de sentir en eux la trace vibrante et salvatrice d’un bout de nature préservée… Si elles arrivent à se défaire de convoitises dont l’argent est le seul moteur et à se préserver des visions politiques vulgaires et désastreuses d’élus dans l’incapacité de comprendre leur époque.
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Colère Noire à Capbreton
Rassemblement le 27 octobre à l’estacade de Capbreton


Contre une catastrophe écologique programmée / Pour un dragage écologique et raisonné du lac d’Hossegor.

Voici ce qu’écrit IFREMER dans un échange de courriels avec la préfecture le 25 septembre 2017; ce courriel figure au dossier d’enquête publique.

« Le sédiment est une matrice qui intègre la contamination accumulée au cours de plusieurs années. Les résultats supérieurs au niveau N1 obtenus en juillet 2016 n’avaient donc aucune raison d’être remis en cause sauf si le laboratoire d’analyses avait signalé une erreur. Il faut donc considérer que la contamination est existante, d’autant que l’IFREMER obtient depuis plusieurs années dans le cadre du suivi DCE, des résultats qui la confirment sur un site de la rive orientale du lac d’Hossegor. »

Malgré cette réalité incontournable de la pollution des sédiments, les porteurs du projet s’entêtent à faire croire à la population qu’ils ont un moyen pour n’extraire que le sable propre ! Outre le fait que cela soit techniquement impossible, extraire le sable propre et laisser la vase polluée au contact de l’eau et des populations serait-il une solution ? Cette obstination confine désormais à la stupidité, alors que nous voyons au contraire que les bancs de sable sont garants de la salubrité du lac !

Rappelons qu’aucune des raisons invoquées pour justifier ce dragage n’est vraie : nautisme, ostréiculture, effet de chasse, restauration du trait de côte, restauration de la biodiversité.

C’est désormais à la population de faire obstacle à la catastrophe écologique qui se profile et d’exiger que soient étudiées dans la concertation les solutions de dragage écologique et raisonné proposées par les associations.

Rendez-vous le samedi 27 octobre 17h00 à l’estacade de Capbreton. Code vestimentaire : noir.

Signez la pétition « Bouge-toi pour ta plage », sauvons nos plages d’une pollution massive !
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Samedi 27 octobre 17H à Capbreton

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Lettre ouverte à Pierre Froustey, Président de MACS

Communiqué de presse du 12 octobre 2018

Lettre ouverte à Pierre Froustey, Président de MACS

La position technique et scientifique des associations environnementales, s’appuyant sur l’historique du lac et les études de l’IFREMER ne peut plus désormais être mise en doute. Pour notre part, nous avons démontré le non fondé de toutes les raisons qui motivent sur le papier la décision de dragage telle que prévue par le SIVOM. Navigation, passage de la barge des ostréiculteurs, effet de chasse, et que dire de la fameuse « restauration de la biodiversité du lac », qui constitue en soi un abus de langage dont le but est de tromper sciemment la population. Monsieur Labatut, alors directeur du SIVOM, avait dû reconnaître lui-même cet état de fait, qu’aucun technicien de la DREAL ne peut non plus feindre d’ignorer.
Le dragage massif prévu ranimera durablement les pollutions, rendant la pratique ostréicole de plus en plus aléatoire. La commercialisation d’huîtres « d’Hossegor » dont chacun sait maintenant qu’elles sont plus bretonnes ou charentaises que landaises, dans un environnement pollué où les coquillages du lac sont impropres à la consommation, va commencer à devenir un vrai scandale.

Sur ces bases, laisser dire au nom de la collectivité à un élu que, sans dragage massif, le lac est foutu alors qu’il est aujourd’hui rendu au niveau de sable des années 70, époque où il était un joyau esthétique et salubre, est insupportable. Tout ce remue-ménage aura servi à démontrer que la pollution est le seul vrai problème du lac et que le niveau de sable doit être géré de manière douce sans destruction ni impact sur le milieu.
Nous sommes comme depuis toujours favorables à un dialogue rétabli dans la sérénité autour de la prise en compte des questions environnementales et prêts à accompagner toute décision en faveur d’une solution concertée de gestion du sable en douceur et de prise en compte des pollutions, dont la gestion des algues vertes invasives.

Nous détruirions l’écosystème du lac, nous détruirions les espèces protégées du lac, nous détruirions les bancs de sable historiques où reposent les mouettes pour les remplacer par des barges en plastiques sans être la risée du monde moderne ?

Si vous preniez la décision de stopper ce bras de fer ridicule au profit d’une véritable prise en compte écologique des problèmes du lac, nous serions prêts à collaborer et à participer à communiquer auprès de la population, sans détour et avec bienveillance, les nouvelles dispositions de leur collectivité.

Avec nos plus sincères et cordiales salutations
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