Contribution de Francis Distinguin,
ancien Directeur Technique National de la FFS.

SURFEURS

Surfeurs nomades

Le surf est une discipline qui attire de plus en plus de pratiquants dans la plupart des pays du monde qui disposent d’une zone littorale. Cet attrait favorise le développement d’un tourisme plutôt jeune qui s’accompagne d’un développement économique et social cosmopolite extrêmement dynamique. Les côtes de Californie, Hawaii, Australie, Brésil, France, Espagne, Portugal, Maroc, Costa Rica, Indonésie, Papouasie Nouvelle-Guinée,… bénéficient aujourd’hui pleinement de cet essor. Mais cet attrait ne pourra être pérenne que si ces lieux sont capables de préserver un développement durable en harmonie avec l’environnement. Ainsi les surfeurs, longtemps définis comme « en marge de la société » démontrent aujourd’hui leur capacité à se mobiliser avec efficacité pour préserver leur environnement (qualité des eaux, protection d’un lieu de pratique, aménagement du front de mer et des accès,…) et la qualité de la vie. Les exemples sont nombreux comme en témoigne Donna Frye surfeuse née en 1952, vice-présidente de la région de San Diego en Californie du Sud : « Le surf n’est pas seulement une pratique sportive, mais également et surtout un mode de vie dont nous sommes tous imprégnés et qui participe du succès économique de cet état de Californie qui constitue la 8e puissance économique mondiale. Les surfeurs sont ici le symbole des valeurs auxquelles nous sommes attachés (initiative personnelle et créativité, sensibilité à l’environnement et à la qualité de la vie, valorisation de la prise de risque…). Ces qualités individuelles créent les conditions indispensables à cette dynamique collective, cet enthousiasme qui fait le succès de la Californie. »

L’essor du surf ne relève pas du hasard, cette tendance correspond à une forte demande sociétale où chacun tente d’affirmer un mode de vie en cohérence avec ses valeurs. On sent bien là se dessiner de nouveaux modèles d’intégration des individus dans la société en relation avec leur environnement. L’attrait pour le surf ne peut pas s’envisager comme un simple phénomène de mode et de consommation traditionnel de loisirs. Le surf ne doit pas se réduire à ses techniques, ni à une pratique sportive car sa nature se fonde sur une écoute et un dialogue avec l’environnement.

La pratique du surf implique une autre relation au temps et à l’espace, car les conditions environnementales imposent les conditions de la pratique. Par nature donc, le surfeur est un nomade qui se déplace en fonction des vagues et de son temps disponible.

Surfer consiste à intégrer le chaos et trouver l’équilibre

Le surf propose une autre relation au temps puisque le surf se pratique lorsque les conditions sont favorables, ainsi qu’une nouvelle relation à l’espace puisque les pratiquants se déplacent de spot en spot pour trouver les meilleurs vagues. Surfer engage une démarche où il s’agit de reprendre la main sur le temps et l’espace permettant une réappropriation de soi.

« L’espace-temps est un espace de liberté. On y respecte les rythmes. Il faut identifier le désordre, non pas pour l’éliminer, mais pour l’intégrer. Derrière le désordre, il n’y a pas nécessairement un ordre, il y a en revanche un équilibre. »

Les surfeurs les plus expérimentés se différencient par leur capacité à identifier avec acuité et rapidité leur environnement avant de prendre une décision. Ils sont capables d’ajuster jusqu’au dernier moment leur programme moteur pour faire face aux événements imprévus. Cependant, une fois la décision prise, l’engagement total dans l’action est essentiel. Il est en effet impossible de suspendre l’action, sauf à prendre le risque de se faire écraser par la vague.

Face à la variété des vagues qui existent, le surfeur doit apporter des réponses différentes pour s’adapter aux variations permanentes de l’orientation de la houle, du déferlement des vagues, du courant, des fonds marins, du vent… Autant d’éléments qui rendent toute situation unique, une vague n’étant identique qu’à elle-même.

Gestion des espaces et développement durable

Vivre ensemble

Plusieurs pays notamment l’Australie, les États-Unis (Californie), le Brésil, ont pris la mesure des enjeux liés à ces nouveaux territoires et ces nouvelles pratiques en organisant l’espace de la plage pour que l’ensemble des usagers (baigneurs, pêcheurs, surfeurs,…) puissent y trouver leur place. Aménagement du front de mer, accès plage, toilettes, bancs,… De la ville à la plage, la transition est cohérente. L’organisation et les règles définies constituent une véritable réponse politique à la préoccupation du « Vivre ensemble ».

Pour « Vivre ensemble », il est nécessaire au préalable de s’interroger sur l’existence de valeurs communes qui vont permettre de définir l’organisation des espaces et des pratiques. La concertation et la médiation sont indispensables.

Le surf. Phénomène de mode ou mode de vie ?

L’avènement des sports de glisse suppose de s’interroger sur de nouvelles modalités d’organisation et de réglementation de l’espace public. Des études sociologiques récentes tentent de définir et d’analyser la notion de comportements à risque, ainsi que l’impact des campagnes menées par les institutions sur les populations concernées. Ces études placent le risque, non pas comme un élément extérieur à l’individu, mais comme une composante essentielle à la structuration de l’individu et son accès à l’autonomie. La plage et les activités qui s’y déroulent constituent aujourd’hui des enjeux économiques et touristiques majeurs. Dès lors, se pose la question de la gestion de l’espace de la plage et de son coût pour la collectivité, sachant que l’attrait de la côte littorale est lié à la liberté de se promener, de se baigner, de surfer,… dans un espace naturel, que les usagers (habitants, touristes) apprécient justement pour cela.

Aujourd’hui, rattrapé et phagocyté par la mode, le surf incarne les valeurs de notre société contemporaine, sur lesquelles un champ économique en pleine expansion s’est positionné.

Si cet espace attire de plus en plus de monde, baigneurs comme surfeurs, c’est certainement qu’il permet l’expression d’un nouveau type de relation à la nature, à soi et aux autres, à la liberté et à la règle. Cette tendance amène à repenser l’évolution de ces espaces au regard des changements de mode de vie, des mentalités et des enjeux. Prendre la mesure de ces mutations constitue un préalable incontournable pour définir des stratégies cohérentes qui relèvent d’un choix philosophique et politique affirmé.

Dans ce contexte, le développement et l’organisation du surf, notamment le marché de la prestation surf imposent une réflexion sur des questions d’aménagement du littoral, de préservation du patrimoine, d’infrastructures et de réglementation.

Dès lors une certaine vigilance s’impose pour éviter que l’essence du surf soit dénaturée et que l’espace de pratique devienne un parc d’attraction, avec ses remonte- pentes, ses files d’attente et ses barbes à papa. L’alternative consiste donc bien à déterminer dans quel environnement on veut vivre, et quelle est la place de l’homme dans cet espace.

L’aménagement des territoires se pose non seulement sous l’angle de la compétitivité mais également en terme de développement durable. De par leur proximité avec les citoyens, les autorités locales ont la capacité de mettre en perspective des enjeux globaux à un niveau directement perceptible, c’est-à-dire à l’échelle humaine. Une approche sectorisée n’a plus de réelle pertinence. Comment est-il encore possible au niveau d’une région, d’un département, d’une localité, d’aborder la question de l’emploi de la filière surf sans l’intégrer dans une réflexion globale sur le développement durable ?

Territoires flottants, porosité et mobilité

Cela suppose d’encourager la fluidité et la porosité entre des secteurs étanches par nature comme l’économie, le tourisme, le sport, l’éducation, la santé, l’aménagement du territoire et développer de nouvelles approches de gouvernance et de management des projets. Dans cette perspective, le développement durable ne peut s’envisager par le rajout d’une nouvelle brique inscrite dans la verticalité d’une organisation pyramidale, mais se répandre comme un fluide dans toutes les arcanes de l’organisation pour porter un projet de société cohérent avec des principes clairement définis et appliqués. Hier, un individu se définissait par sa résidence et par le territoire qui le cernait et qu’il pouvait parcourir. Aujourd’hui un individu se définit par de multiples appartenances spatiales au gré de ses déplacements.

Kelly Slater, le surfeur le plus titré au monde se considère chez lui partout. C’est dans cet esprit qu’il aborde les compétitions qui se déroulent sur les quatre continents. Ainsi Kelly Slater se sent l’étranger de nulle part et le « local » de chaque spot favorisant ainsi cette quête de fusion avec l’environnement qui constitue une condition essentielle de la performance. La perception des surfeurs dans leur environnement peut être représentée par la figure de l’archipel. Le surfeur déplace son centre du monde en fonction de ses déplacements, de la diversité des rencontres et des modes de vie. Ainsi les surfeurs incarnent les organisations en réseau avec la mobilité comme point commun.

Territoires surf

Indice « Capital Surf »

L’apport du surf à la société et l’empreinte du surf sur les vies et les modes de vie se sont affirmés ces dernières décennies dans de nombreuses régions et pays.

L’augmentation significative des pratiquants de surf (démocratisation favorisée par une plus grande accessibilité) démontre que la valeur économique du surf ne peut plus être sous-évaluée. Le surf représente aujourd’hui un marché très porteur, favorise l’implantation de commerces et d’industries et joue un rôle majeur dans les stratégies touristiques dans de nombreux pays qui disposent de vagues de bonne qualité.

Cependant, l’impact du surf s’étend bien au-delà de l’attractivité touristique car le surf participe de la création de lien social qui permet aux communautés et aux personnes de se définir. Le surf en tant qu’activité mais également comme « culture » permet de créer du lien entre les générations, rapproche les gens, encourage les pratiques physiques de nature pour une meilleure santé, est profitable pour le business, et favorise l’harmonie au sein des communautés et des villes côtières.
N. Lazarow rappelle que plusieurs études dans le monde se sont données pour objet de mesurer l’impact du tourisme surf et d’identifier les besoins d’un développement durable lié à cette économie notamment en Indo-Pacifique et en Amérique Centrale (Buckley 2002 ; Dolnicar & Fluker, 2003 ; Instituto Costarricense de Turismo, 2006 ; Ponting, Mc-Donald, & Wearing, 2005), mais constate que peu de travaux ont mené des investigations sur les incidences du surf sur la vie des populations et dans des lieux fréquentés par les surfeurs. Ce constat est peut-être lié au fait que des destinations comme Hawaï, l’Australie, la Californie, sont d’abord perçues comme des lieux où les gens vivent et non des lieux que des gens visitent pour le surf. Dès lors il n’est pas étonnant que ces destinations surf soient rarement retenues dans les études d’impact touristiques.

Pourtant, la valeur socio-économique du surf dans la plupart des communautés (comme lieux reconnus de pratique du surf) constitue un Capital Surf essentiel à investiguer car tout aménagement susceptible de modifier la pratique du surf dans ces lieux pourrait avoir de sérieuses conséquences pour les surfeurs résidents, mais également sur le tourisme, l’industrie locale du surf, et la communauté locale. Peu de recherches aujourd’hui se sont attachées à démontrer l’importance de l’impact économique et social que le surf procure à la communauté. Ce déficit d’études ne permet pas réellement aux surfeurs et à leur armée de supporters de peser suffisamment sur les politiques locales afin de préserver et d’améliorer l’aménagement de l’espace surf.

N. Lazarow propose d’élargir la notion de « Surfing Capital », concept introduit pour la première fois dans la littérature par Lanagan50 en 2002, faisant référence à l’appropriation symbolique de ce sport par les surfeurs locaux implantés sur les plages en lien avec l’industrie du surf (initialement par les clubs de surf et les surfshops).

Il suggère notamment d’identifier les éléments qui pourraient affecter profondément les pratiques du surf, tels que la qualité et la fréquence des vagues, les aspects environnementaux et la qualité de l’eau, l’aménagement des territoires et la gestion des investissements pour répondre à la demande touristique, le point de vue des surfeurs « authentiques » concernant l’évolution de leur pratique, les questions de règlement et de surpopulation des zones de surf, ainsi que les incidences socioculturelles tels que l’identité locale et l’attachement aux lieux.
L’émergence de cette sensibilité surf est liée à la nature propre de ces activités où chaque individu est en contact permanent avec l’océan et les plages. Dès lors la question centrale est de s’interroger sur les facteurs susceptibles d’altérer l’environne- ment, les plages et le surf et a contrario de définir les éléments essentiels à un développement harmonieux de ces espaces, favorisant l’investissement de chacun dans l’intérêt de la collectivité. Son avis rejoint les réflexions menées par l’association Ars Industrialis51 qui précise dans son manifeste que « la question d’économie politique que pose l’avenir industriel est donc la relance du désir – et non simplement la relance de la consommation, comme s’y obstinent frénétiquement les mesures technocratiques et artificielles mises en œuvre dans les pays industriels, et en particulier l’Europe, qui ne cessent d’aggraver le mal qu’elles prétendent réduire.

En quelques décennies, plusieurs pays et régions ont bénéficié d’un engouement considérable pour le surf, associé à un développement économique important. Ce constat valide l’impérieuse nécessité d’envisager le surf, non pas sous le prisme exclusif d’une pratique sportive et touristique, ni sous l’angle unique d’un impact économique évalué en terme d’emplois et de chiffres d’affaires, mais selon une approche microéconomique et sociale, voire anthropologique où il s’agit de considérer que les surfeurs, leur famille et leurs enfants vivent au sein d’une communauté, participent à la vie associative, créent des emplois et travaillent, consomment et participent à l’harmonie générale d’une ville ou d’une plage. Le pouvoir attractif d’une station, du point de vue touristique, est moins lié au nombre de lits dont elle dispose que de la qualité de l’environnement, des vagues, de l’ambiance générale qui invite les touristes à ne pas être seulement des consommateurs mais des personnes en vacances qui découvrent les plaisirs de la glisse et partagent les mêmes valeurs, avec l’idée un jour, peut-être, d’investir et d’habiter la région.

De plus en plus de publications donnent de la voix en remettant en question les études de marché et de prospectives traditionnels. Des auteurs comme Pendleton52 qui a notamment étudié le comportement des pêcheurs de loisir en Californie en tentant de mesurer l’impact économique de la pêche de loisir, posent la question de la pertinence de critères qui relèvent strictement des analyses du marché économique sur lesquelles s’appuient les décideurs des collectivités et des investisseurs pour engager des politiques d’aménagement du littoral.

En fait, ces auteurs se demandent si les données qui ne relèvent pas d’études de marché classiques ne sont pas plus pertinentes que les données économiques pour refléter le réel et engager des stratégies d’avenir.

Alors que la qualité des vagues et de l’environnement devrait constituer les critères essentiels pour évaluer le Capital Surf d’une région, les études prospectives limitent trop souvent ce capital surf à l’évaluation de la fréquentation touristique des surfeurs, aux chiffres d’affaires des écoles de surf et des entreprises du surf.

Dans un autre registre concernant les pratiques culturelles, Bernard Stiegler note que la différence essentielle entre les amateurs d’art (dans le sens aimer) et les consommateurs d’art réside dans leur relation au temps. Les uns arpentent les musées sur un rythme effréné en consacrant une poignée de secondes à l’observation de tableaux de maître avant de s’offrir un souvenir à la boutique du musée, alors que les autres s’attachent à choisir les moments où il n’y pas foule et limitent leurs visites à quelques œuvres pour mieux les apprécier. Ainsi, il dénonce l’évaluation systématique des politiques culturelles en terme de fréquentation et de consommation. L’évaluation des pratiques surf relève d’approches similaires où les amateurs de surf sont rarement associés aux enquêtes, contrairement aux consommateurs potentiels qui font l’objet de toutes les attentions.

S’il est évident que les acteurs économiques du surf jouent un rôle essentiel au dynamisme d’une région, leurs investissements souscrivent à des logiques d’opportunité dans leur propre intérêt.

Création d’emplois, valorisation du patrimoine local par l’organisation d’événements sportifs fortement médiatisés, soutien aux clubs locaux, sponsoring des meilleurs surfeurs,… autant d’aspects positifs qui participent pleinement à la valorisation du Capital Surf et au rayonnement de la région concernée. Mais ce n’est pas pour autant que ces acteurs peuvent se prévaloir d’être à l’origine de ce Capital Surf.

Sans vagues de qualité qui déferlent dans un environnement exceptionnel, ces régions perdraient immédiatement leur attractivité faute d’un Capital Surf suffisant, avec pour incidence le déplacement vers d’autres contrées des entreprises qui vivent du surf.

L’économie du surf participe ainsi à l’entretien du verger, à la récolte et à la distribution des pommes et à l’enrichissement de la communauté, mais en préalable, cela suppose de disposer d’une terre propice, de bonnes semences et d’un climat clément. La valorisation du capital surf est d’abord déterminée par les ressources environnementales qui vont engager des investisseurs à rentabiliser le verger. La concurrence acharnée auxquels se livrent tous les acteurs économiques du surf implantés dans ces régions (entreprises de vêtements de surf et d’accessoires, écoles de surf, surfshops…) pour s’approprier des parts de marché et occuper les espaces est pleinement révélateur du pouvoir attractif de ces zones littorales.

Gold Coast en Australie. Paradis des surfeurs
La région de la Gold Coast en Australie s’étend sur une longueur de 75 km au sud de Brisbane, capitale de l’État du Queensland en Australie. Cette zone littorale est approximativement habitée par 500000 résidents et accueille plus de 9 millions de visiteurs par an. Les plages de la Gold Coast sont exposées à la puissance des vagues et régulièrement balayées par des dépressions. Depuis un siècle, le littoral a subi d’importants aménagements, nécessaires aussi bien pour protéger les habitants du littoral de l’assaut des vagues que pour créer des espaces de loisir (notamment des ports à l’embouchure des rivières, des piscines naturelles sur les avancées rocheuses, et des chemins aménagés pour se promener le long de la côte).

Si l’équilibre économique, social et environnemental de la zone littorale est aujourd’hui satisfaisant, l’attrait pour cette région nécessite de repenser les enjeux et priorités dans une perspective de développement durable. Une étude récente menée par N. Lazarow54 démontre l’importance de considérer le surf comme élément économique majeur d’une stratégie de développement du littoral, et donc la nécessité de considérer l’impact des aménagements et des mesures de protection sur la qualité des vagues.

D’après cette étude le nombre de surfeurs sur la Gold Coast est estimé entre 65 000 et 120 000 surfeurs. En 2007, le nombre global de sessions de surf a été évalué entre 6 et 15 millions, à raison de 2 heures de surf par session en moyenne.

Cette étude s’appuie notamment sur une enquête des comportements de consomma- tion du surf menée entre février 2006 et mai 2008.

471 surfeurs (clairement identifiés) ont répondu à l’enquête (225 en entretien face à face et 246 sur Internet). 90 % des personnes interrogées étaient des hommes.

Cette enquête semble indiquer que les surfeurs de la Gold Coast continuent à pratiquer le surf à des âges de plus en plus avancés (20 % des personnes interrogées âgées de 41 ans et 50 ans). Au niveau des déplacements, l’enquête révèle que 13 % des surfeurs se déplacent de moins d’1 km pour surfer, 30 % entre 1 et 5 km, et 60 % moins de 10 km. 18 % des personnes se déplacent de plus de 60 km, 82 % des surfeurs prennent la voiture, et 8 % se déplacent sur les spots à pied.

Plus de 50 % des surfeurs qui ont répondu à l’enquête disent qu’ils surfent 2 à 3 fois par semaine et plus, à raison de 2 heures par session. 37 % de personnes interrogées étaient des non-résidents.

Le revenu moyen par ménage varie considérablement : 33 % des personnes interrogées gagnent moins de 40 000 dollars australiens par an (soit environ 25 000 euros), 35 % disposent entre 41000 dollars australiens (25000 euros) et 60000 dollars (37 000 euros) et 23 % des surfeurs interrogés dépassent les 80 000 dollars austra- liens (environ 50 000 euros) de revenus par an.

Les dépenses totales annuelles qui concernent le surf de loisir sur la Gold Coast en 2007 ont été évaluées entre 126 et 233 millions de dollars australiens (approximativement 80 millions et 150 millions d’euros), soit un coût de 15 euros en moyenne par session et par surfeur.

Ces montants ont été calculés en multipliant les dépenses annuelles moyennes consacrées par chaque surfeur à sa pratique par le nombre estimé de surfeurs. L’enquête a révélé que le coût du matériel (planches de surf – combinaisons) et des accessoires (leash, wax) par surfeur et par an représente une somme d’environ 600 euros. Pour les frais généraux liés au surf, deux méthodes de mesures sont utilisées. La première intègre toutes les dépenses liées au surf, ce qui représente une valeur moyenne 2 400 euros par an. La seconde exclue les dépenses de déplacements et d’héberge- ment liés au surf trip éloignés (d’un état ou d’un pays à l’autre) mais conserve les autres frais (d’essence, nourriture…) ce qui représente une dépense moyenne de 1 200 euros par surfeur et par an.

Ainsi les surfeurs de la Gold Coast consacrent entre 1 800 euros et 3 000 euros par an (selon le mode de calcul) à leur passion. Rapporté au nombre de sessions par an et par surfeur, cela amène la session à une valeur moyenne de 24,50 dollars australien, soit environ 15 euros la session.

L’impact socio-économique du surf de loisir sur la Gold Coast démontre l’importance de préserver ce patrimoine et d’intégrer le surf dans une réflexion globale des territoires, autant dans l’intérêt des résidents locaux que des visiteurs.

N. Lazarow invite l’ensemble des acteurs à identifier les points essentiels au développement du surf, à définir des indicateurs pertinents pour mesurer l’impact sur la population et à évaluer les effets (négatifs comme positifs) sur le surf et l’environnement de tout aménagement du territoire. Essentiellement destiné à protéger les populations des vagues, limiter l’érosion et libérer des zones constructibles pour l’aménagement de « marina », de golfs, de résidences de luxe… l’aménagement de ces espaces nécessite aujourd’hui d’intégrer le vif intérêt des résidents et des visiteurs pour le surf.

Alors que les plages assurent un rôle essentiel de protection de la côte, N.Lazarow souligne qu’elles constituent également le plus important terrain de jeu des stations balnéaires du littoral. Aujourd’hui une plus grande attention est portée à la préservation du caractère propre de chaque plage ainsi qu’à l’impact des aménagements de protection de la côte et des travaux de modifications sur l’environnement naturel. Toute décision d’aménagement des plages implique des effets sur le développement économique des plages concernées mais nécessite également de mesurer les incidences de ces modifications du point de vue sociologique.

Aussi la question du retour sur investissement ne peut s’envisager uniquement sur l’aspect économique mais surtout en terme de développement durable et de préservation d’un art de vivre ensemble dans un environnement protégé. Cet équilibre constitue le meilleur atout pour inciter les résidents à s’engager et à investir dans leur communauté et la meilleure garantie d’une notoriété et attractivité croissantes de ces régions auprès d’un tourisme potentiel ciblé. Cette étude conclut que l’aménagement du littoral (en terme de planification et de programmation de mesures de protections et d’aménagements) doit préserver l’attrait pour le surf et les plages qui participent pleinement du patrimoine environnemental de ces régions sans compromettre la nécessité d’assurer aux habitants des garanties de sécurité liées aux phénomènes d’érosion.

L’implication de la communauté surf au projet de création d’un remarquable récif artificiel au large de la Gold Coast afin de protéger la côte des vagues constitue un exemple de collaboration qui a permis d’éviter la destruction d’un spot réputé, mais également démontré l’intérêt d’associer tous les acteurs à une approche globale qui participe de l’équilibre nécessaire à un développement durable.

L’Aquitaine, terre de surf

Le développement du surf en France et notamment en Aquitaine constitue un exemple particulièrement intéressant. Apparu à la fin des années cinquante du côté de Biarritz, le surf n’a cessé de se développer en France pour aujourd’hui concerner environ 300 000 surfeurs dont la plupart pratiquent leur passion en Aquitaine, dans le Sud- Ouest. Au-delà de la belle histoire franco-française des « tontons surfeurs », portée par l’image carte postale de Joël de Rosnay55 donnant une leçon de surf à Catherine Deneuve, les surfeurs étrangers ne venaient pas pour Brigitte ou Catherine mais pour surfer ce fameux spot de la Barre à Anglet et passer du bon temps. La destruction de ce spot de classe mondiale du fait de la construction de la digue de l’Adour en 1963 a porté un coup décisif au capital surf de la région et notamment de la ville d’Anglet, longtemps à l’ombre de l’image classieuse de Biarritz, mais riche propriétaire de 5 km de plages dunaires où se concentrent la plupart des surfeurs des environs. Les efforts menés par la ville de Biarritz et les stations des Pyrénées-Atlantiques pour développer la pratique et promouvoir l’image surf se heurtent cependant à un certain nombre de contingences.

Une côte très découpée détermine en effet le caractère spécifique de chaque plage, chacune affichant une communauté surf de proximité plus ou moins familiale, une variété de vagues où se retrouvent les plus jeunes, les plus aguerris, les plus courageux en fonction des conditions météorologiques et où se mélangent différentes générations. Les aménagements les plus pertinents, ainsi que la valorisation du capital surf supposent de bien identifier les caractéristiques de chaque plage, les comportements et les attentes de la communauté surf dans chacun de ces espaces.

Limitées par la forte urbanisation du littoral et par la nécessité de partager l’espace public de la plage à tous les usagers, de nombreuses collectivités des Pyrénées-Atlantiques ont été amenées à réglementer, créer des zones de surf, interdire des compétitions à certaines périodes, verbaliser les surfeurs contrevenants, aménager des parkings payants, limiter l’enseignement du surf à certaines écoles… portant ainsi atteinte à leur capital surf.

D’autres facteurs, notamment le coût des locations et du foncier constituent indéniablement un élément à prendre en considération notamment lorsqu’il s’agit d’un choix de vie. Dans ce contexte, les Pyrénées-Atlantiques offrent un potentiel de développe- ment immobilier limité du fait du manque de terrains constructibles à proximité de la mer ou à des coûts prohibitifs pour de jeunes surfeurs qui souhaitent s’installer dans la région.

Le positionnement surf des Pyrénées-Atlantiques prendra toute sa pertinence si les stratégies prennent racine au cœur du patrimoine surf, de ses plages et de ses publics. Dans cet esprit, plusieurs associations de surf ont décidé, à bon escient, de se focaliser essentiellement sur l’éducation à l’environnement, à la formation et l’entraînement des jeunes surfeurs résidents dans la région, plutôt que développer leurs activités en direction des publics touristiques.

Force aujourd’hui est de constater que le sud du département des Landes présente un capital surf incomparable, doté de vagues de qualité et d’un espace surfable bien plus important, où les spots de surf se succèdent sur des dizaines de kilomètres de plages sableuses.

La plupart des entreprises du surf européen ont préféré choisir le sud des Landes pour poser leurs bagages. L’association EUROSIMA56 (association des entreprises européennes du surf composée d’une centaine de membres et d’organismes affiliés), l’ASP Europe (Association des Surfeurs Professionnels) ainsi que la Fédération française de Surf sont également implantées dans cette zone littorale. Un indicateur, et non des moindres, consiste à demander aux surfeurs professionnels quelle est leur destination préférée en Europe et où se situent leur camp de base pour rayonner d’une compétition européenne à l’autre. La grande majorité valide sans hésiter le sud des Landes. À l’exception des spots de repli (Hendaye, St-Jean-de-Luz) et certains spots de grosses vagues (Guéthary, Parlementia, Belhara) situés essentiellement dans les Pyrénées-Atlantiques, les surfeurs landais se déplacent peu en dehors de leur territoire, alors que les surfeurs girondins et basques viennent fréquemment déflorer les tubes landais. Pas trop de problème de circulation en été, peu de parking payant, facilité pour trouver un hébergement à prix raisonnable, un espace ouvert dans un environnement protégé, des vagues d’excellente qualité sans trop de monde à l’eau. Dans la mesure où les vagues évoluent en fonction des bancs de sable, il s’agit pour les surfeurs de trouver le meilleur compromis pour trouver la bonne vague au bon moment de la marée, en évitant la surpopulation à l’eau.

Mais en ces lieux aussi, se dessine la tentation de porter atteinte au Capital Surf des Landes, notamment en privilégiant un tourisme surf de masse où se bousculent des dizaines d’écoles de surf françaises et étrangères dans un espace malgré tout limité par les accès plages des communes concernées. Un des arguments fréquemment évoqués pour valider cette stratégie serait celui de la création d’emplois saisonniers (renforcé par la demande de certaines écoles de pouvoir recruter plus de moniteurs) sans se poser la question du profil des emplois, de leur durée et du réel bénéfice pour la communauté locale.

C’est souvent d’un œil plutôt dubitatif et inquiet que des surfeurs du cru voient ainsi débouler des dizaines de moniteurs étrangers employés par des sociétés qui ne sont pas toujours implantées dans la commune ou dans la région, dont la plupart présentent un diplôme d’enseignement du surf étranger, obtenu en quelques jours de formation pour une modique somme, et qui drainent dans leur sillage des centaines de touristes déguisés en surfeurs qui viennent prendre possession de leurs spots.

Plusieurs fédérations nationales de surf qui ne disposent pas de littoral océanique organisent même des formations en Aquitaine et délivrent des diplômes d’enseignement de leur pays, leur permettant au nom de la libre circulation des travailleurs sur le territoire européen de prendre possession de l’espace de la plage. En France, l’inscription du surf au registre « des disciplines à environnement spécifique qui nécessitent des conditions de sécurité particulières » aurait pu s’avérer un argument de poids pour que les acteurs publics vérifient et contrôlent mieux les compétences validées par ces diplômes, et fixer les conditions d’enseignement du surf dans la région.

L’enjeu d’un développement durable suppose d’évaluer l’impact économique et social au niveau de la communauté de ces activités largement lucratives en étant attentif aux surfeurs résidents et à l’ensemble des habitants. Ainsi, l’afflux incontrôlé des écoles de surf pourrait bien contraindre le département des Landes à suivre l’exemple des Pyrénées-Atlantiques, en réglementant de plus en plus les activités nautiques avec pour conséquence une atteinte au Capital Surf des plages ou stations concernées, en oubliant parfois que ce capital surf est essentiellement valorisé par les gens qui habitent ces lieux à l’année et non pas par les touristes occasionnels.

Alors qu’il serait essentiel de procéder à des enquêtes auprès des résidents surfeurs, on constate que la plupart des études s’appuient sur un potentiel de fréquentation touristique traduit en terme de nombre d’emplois et de millions d’euros qu’il faudrait capter pour que les stations concernées puissent rayonner. Les professionnels du tourisme, les entreprises gestionnaires de patrimoine social, les grandes structures d’hébergement et des entreprises prestataires de loisir sportif implantées fortement sur les zones côtières sont les interlocuteurs privilégiés des collectivités pour définir les contours d’une stratégie de valorisation du capital surf avec comme point de fixation la nécessité d’améliorer et d’augmenter l’offre pour répondre aux besoins et comme critère d’évaluation l’augmentation des taux de fréquentation et de la consommation.

S’il est tout à fait légitime pour ces acteurs de présenter un des aspects de la valorisation touristique d’une région, il est tout aussi important de considérer d’autres aspects plus intangibles du surf qui permettent de maintenir une proximité avec la base de gens qui habitent leur commune, notamment les surfeurs qui vivent à l’année et plus particulièrement ceux qui ne font pas commerce du surf. Développer une stratégie surf au niveau local suppose d’identifier les critères de ce capital surf et de créer les conditions pour que l’ensemble des acteurs qui participent au développement de l’économie et de la cohésion sociale puissent se réapproprier ce Capital Surf. Cela pourrait permettre à certaines collectivités d’éviter de s’engager sur des projets aux coûts parfois pharaoniques, sur les conseils de lobbyistes et d’experts, avec un coût réel pour la collectivité sans réelle garantie de retour sur investissement pour la communauté.

La région Aquitaine dispose du Capital Surf le plus élevé d’Europe. Les Pyrénées- Atlantiques, les Landes et la Gironde disposent d’atouts indéniables et complémentaires pour apporter une forte valorisation de ce Capital Surf. La création d’un Observatoire du surf au niveau régional58 pourrait permettre de dépasser les clivages géographiques, et de penser le développement au-delà d’incidences touristiques et économiques à court terme au bénéfice de quelques-uns, mais bien plutôt dans une perspective de développement durable dans l’intérêt général. Une des fonctions de cette structure serait d’identifier ce Capital Surf tout le long du littoral et aider l’ensemble des acteurs économiques et sociaux du surf mais également les collectivités à prendre les décisions stratégiques les plus appropriées.

Base d’activistes (Grassroots of Activism)

L’analyse des données sur les pratiquants révèle que les Fédérations nationales ne captent pas les pratiquants (moins de 1 % des pratiquants dans
le monde sont membres de leur fédération). Les Fédérations nationales
captent essentiellement les surfeurs compétiteurs, ainsi que des pratiquants particulièrement attachés à leur club (dimension sociale,
convivialité,..). Les clubs de surf se caractérisent d’abord par un ancrage géographique dans des lieux où s’organisent des activités planifiées (initiation, perfectionnement, entraînement) sur des périodes plus ou moins longues. Mais les clubs de surf éprouvent des difficultés à proposer une organisation compatible avec les exigences de la pratique. En effet, le spot de surf et les conditions de vagues sont les critères prioritaires des surfeurs. Les surfeurs ne se déterminent pas par rapport à des lieux et des clubs, mais en fonction de la qualité des spots, de la météo et des vagues. De plus, pour la grande majorité des pratiquants, le surf ne relève pas d’une pratique compétitive, mais d’une démarche ludique de composition avec l’environnement. Dès lors, il n’est pas étonnant que ces pratiquants puissent percevoir l’augmentation du nombre de surfeurs comme une menace de leur tranquillité et de la convivialité à l’eau avec le risque d’une réglementation des espaces de pratique susceptible de porter atteinte à leur liberté.

Les Fédérations nationales de surf dans le monde captent entre 0 et 4 % du nombre des pratiquants dans leur zone d’influence. Le nombre global de surfeurs membres de leur fédération (environ 70000) rapporté au nombre total de surfeurs dans le monde (11 millions) donne un taux d’adhésion des pratiquants de 0,6 %.

Piscines à vagues

La majorité des bassins à vagues existants sont intégrés dans des parcs à thèmes, accolés à des complexes hôteliers. Le coût élevé de fabrication et de maintenance de ces bassins exige de proposer des formules coûteuses à une clientèle loisir.

Aussi ces bassins ne sont aujourd’hui ni conçus, ni adaptés à une pratique compétitive. Il s’agit plus de créer des animations dans de grands centres commerciaux que de véritables projets destinés aux surfeurs et supposés porter les valeurs du surf. Quelques acteurs du surf bien intentionnés se verraient bien exploiter ces infrastructures à condition que des collectivités un peu crédules en quête d’image assurent le financement et épongent le déficit structurel d’entretien et de fonctionnement de ces bassins artificiels. Ainsi, le projet de piscine à vagues dans les Landes avancé dès 2006, encouragé par quelques conseilleurs exploitants qui n’étaient pas les payeurs, avait à l’époque rapidement avorté au regard du coût à supporter par la collectivité[1]. Rien ne prouve par ailleurs que le retour d’un investissement positif attendu en terme de communication et de fréquentation touristique ne desserve pas une collectivité dont le patrimoine environnemental et l’art de vivre constituent les principaux atouts.

Des avancées technologiques enthousiasmantes

L’évolution des technologies annonce de toute évidence un futur prometteur des parcs à vagues. Il est donc temps d’investir. Mais certains ne manqueront pas de relever le paradoxe des décideurs qui voient dans le surf en piscines à vagues l’occasion de parler et valoriser le surf en milieu naturel. Or, si ces deux formes de pratique peuvent se ressembler au plan technique, elles sont totalement opposées dans les modes de pratique et par extension au plan éthique et philosophique. Le bassin à vagues est caractérisé par un lieu précis avec des heures d’ouverture et de fermeture, une file d’attente, un coût par vague ou par temps d’utilisation du bassin, une vague lisse toujours identique paramétrée par ordinateur, une pratique organisée et surveillée, la suppression de dangers aléatoires….alors que le surf au naturel revendique au contraire un déplacement permanent en fonction des vagues et des saisons (l’absence d’un lieu de pratique déterminé), un temps choisi et non imposé par des horaires, la gratuité, l’absence de police et la gestion de l’aléatoire de l’environne- ment (choix des lieux, des vagues).

Paradoxal effectivement de constater que les entreprises du surf qui ont su structurer la pratique compétitive professionnelle en exigeant des vagues exceptionnelles, en imposant des périodes d’attente pour obtenir les meilleures conditions de surf dans le respect des surfeurs et des valeurs du surf, sont ces mêmes entreprises qui aujourd’hui valident sans sourciller l’idée de promotion du surf via les piscines à vagues. C’est un peu comme si l’on voulait faire la promotion des produits bio par des produits industriels. Le surf en piscine à vagues se situe ainsi à l’opposé de l’essence du surf envisagée comme adaptation à un environnement instable et aléatoire.

Il ne s’agit pas pour autant de dénigrer l’intérêt des bassins à vagues dans la perspective d’une participation aux Jeux olympiques, mais de montrer que ce type de pratique s’inscrit dans une rupture fondamentale.

[1] L’UCPA – Union des Centre de Plein Air – fut un des défenseurs particulièrement actifs du projet. (blogs.ucpa.com/surf/index.php/2006/07/20)
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Publié dans Économie, Tourisme, Vague artificielle
Un commentaire pour “Contribution de Francis Distinguin,
ancien Directeur Technique National de la FFS.
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ancien Directeur Technique National de la FFS."
  1. [...] et au respect de l’environnement, affirme Francis Distinguin, ancien DTN du surf Français, dans un plaidoyer de 20 pages. Déjà dans les pays anglo-saxons, les surfeurs appellent ces endroits les « kook [...]

  2. [...] peuvent se combiner selon vos centres d’intérêts et les destinations que vous programmez. Contribution de Francis Distinguin, ancien Directeur Technique National de la FFS. | nouTous – Les l…. Surfeurs nomades Le surf est une discipline qui attire de plus en plus de pratiquants dans la [...]

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